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2015-07-12T17:02:43+02:00

Boutonmania2 Les Boites à boutons

Publié par Michèle Estada
Boites à boutonsBoites à boutons
Boites à boutonsBoites à boutonsBoites à boutons

Boites à boutons

Si, actuellement dans une maison, la boite à boutons a perdu de son importance, il n'en a pas été toujours ainsi .

Pas une femme qui n'ait « sa boite à boutons » qui, à elle seule pouvait raconter l'histoire de la famille sur plusieurs générations,car bien sûr, on ne jetait jamais un bouton « on ne sait jamais çà peut servir ». Et c'est ainsi que l'on trouvait pêle-mêle toutes sortes de boutons : petits blancs en nacre des chemises d'homme,des chemisiers de femmes voire plus anciens et minuscules des cache corsets brodés.

La perte d'un bouton n'était pas permise elle était synonyme de négligence aussi mal vue qu'une tâche ou un trou et la « boite ressource » était là pour réparer l'accident.

Tous les vêtements étaient portés jusqu'à l'usure et avant de les donner au chiffonnier on détachait les boutons car, depuis toujours si les boutons ont eu d'abord une utilité, ils ont été très vite travaillés pour leur esthétique et pour la mise en valeur du vêtement.

Quel plaisir de retrouver au fond d'une boite des boutons en jais travaillés en facettes ou gravés, des boutons bi-matières dont les incrustations de métal rapellent les fleurs Art Nouveau de Mucha, des gros boutons en bakélite qui ornaient les vestes et les manteaux des années trente quand la mode est devenue l'affaire de toutes les femmes. De vrais bijoux !!!

boutons des années trente en bakélite     boutons en jais incrustés de perles
boutons des années trente en bakélite     boutons en jais incrustés de perles
boutons des années trente en bakélite     boutons en jais incrustés de perles

boutons des années trente en bakélite boutons en jais incrustés de perles

Mais aussi que d'émotions lorsqu'on découvre de simples boutons en tôle de fer blanc à 2 trous qui fermaient les braguettes des pantalons de nos poilus de la guerre de 14/18. Eh oui ils ont été conservés comme des reliques de même que les gros boutons demi sphère en bronze à pédoncules très longs qui fermaient les capotes,

Des témoins de la dernière guerre peuvent aussi se retrouver. C'est grâce à ma mère,couturière, que j'ai su ce que représentait ces ronds de bois peints percés de deux trous que j'avais mis de côté dans « sa boite ». Pendant l'occupation il n'y avait plus de matières premières, plus d'usine donc plus de fournitures nouvelles pour les vêtements .On recyclait tout, en particulier les boutons, mais il arrivait un moment où il n'y avait plus rien à recycler et donc il fallait inventer. On allait voir le menuisier du quartier qui fabriquait des ronds plus ou moins gros percés de deux trous. Les femmes ensuite les limaient et les peignaient pour être assortis aux vêtements, les plus artistes les décoraient même de petits motifs. Rien n'arrête la coquetterie des femmes, pas même la guerre !

Au hasard des vide greniers ou dans les brocantes on trouve encore des boites à boutons intactes, toujours dans de jolies boites métalliques, restes désuets d'une grand mère conservatrice dont les héritiers dispersent les derniers souvenirs.

 

Il ne faut pas les abandonner, elles ont une histoire à nous raconter et moi j'aime qu'on me raconte des histoires.....

Boutons des années 1900Boutons des années 1900

Boutons des années 1900

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